Végétarisme et Spiritualité

Ou le respect du Règne Animal …

colombe

 

Je suis de formation médicale diététicienne, et dans l’exercice de mes fonctions, je conseille souvent de manger de la viande, du poisson et des œufs qui font parti d’un des 6 groupes alimentaires, indispensables à notre équilibre journalier, pour couvrir nos besoins en protéines.

Mais en avançant sur mon propre chemin de Vie, je suis devenue, naturellement, végétarienne.
C’est ainsi que j’ai voulu vous amener à une certaine réflexion sur cette question si délicate…

Déjà, nous allons faire un petit tour, côté vocabulaire :
Qu’est ce qu’un « pesco-végétarien » ?
C’est une personne qui mange des végétaux, ayant exclut de son alimentation la chair de la viande, hormis celle des poissons qu’elle continue à consommer et des autres produits dérivés des animaux.
Un « végétarien » est quelqu’un qui a complètement exclu de son alimentation toute CHAIR animale. Les poissons et les viandes possédant une chair, ils ne sont plus consommés. Par contre il continuera à manger des œufs et des produits dérivés des animaux, tels que fromages, lait, yaourts, beurre, crème fraîche…
« Le végétalien » ne consomme QUE des végétaux, ayant exclu de son alimentation TOUTE chair animale provenant des viandes et des poissons, ainsi que tous les produits dérivés des animaux.
« Le véganisme », outre un régime végétalien, exclut la consommation de tout produit issu des animaux, mais aussi de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, cosmétiques…).

Alors pourquoi le végétarisme ?

Loin de moi, l’idée de juger autrui, sur son choix d’alimentation. Mais je possède une double casquette : celle de la diététicienne qui s’appuie sur des faits dits scientifiques et appris à l’école, et celle de la personne que je suis, c’est à dire avec mes croyances spirituelles mais non religieuses, dans l’élévation de ma conscience.

Point de vue physiologique, je pourrais trouver des tas d’arguments qui iraient dans le sens que je veux que ça aille : nos intestins sont trop courts, ne permettant pas une bonne digestion de la viande… les graisses saturées sont principalement présentes dans les viandes, etc….
Et je serais contre-carrée par d’autres argumentations, comme le fait que nous possédons des enzymes protéolytiques qui scindent parfaitement les protéines animales, que le fer héminique, le mieux absorbé par les intestins, est contenu principalement dans les viandes (viandes rouges : bœuf, cheval…)
Il y aurait les réfractaires à la consommation de viande qui diraient que nos ancêtres étaient principalement végétariens, et d’autres diraient qu’au temps des peaux de bêtes, notre ami Cromagnon (s’il a réellement existé) avait pour consommation la viande provenant de sa propre chasse, que nos canines sont là pour « déchirer » la viande, les molaires pour la broyer, etc…
On se bousculerait à coup d’argumentations….

Je pense sincèrement qu’il y a à prendre et à laisser, dans chaque raisonnement. Personne n’a tout à fait tort, ni tout à fait raison. Il y a juste les ressentis, les émotions, la conscience et l’amour qui différencient les  discours.

Chaque être est différent, et personne n’a le pouvoir sur la vie de l’autre … Chacun est libre de ses choix et n’a pas à être convaincu par les autres, d’un mode de vie à adopter, s’il ne le ressent pas profondément en lui.
Je ne vais donc pas parler de ce sujet en abordant cela.
Je vais parler de choses plus profondes, sur lesquelles je me suis penchée, et que j’ai « étudiée » assez prudemment du reste.

Il faut savoir que les animaux, au même titre que nous, ont des corps subtils et une aura.
Que sont les corps subtils ? Qu’est ce que l’aura ?
Le règne animal et végétal possèdent tout comme les êtres humains, un corps éthérique qu’une personne possédant un sixième sens de vision avancé, peut percevoir. Il se trouve que je fais parti de ces personnes qui perçoivent ces « visions » qui sont des vibrations, des énergies subtiles en action et qui ont des couleurs (les auras)

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Voici un chien dont on a pu photographier l’aura à l’aide d’un appareil photo spécialisé et qui nous montre bien son existence… Autrement dit, les animaux  sont sensitifs à des charges émotionnelles, pouvant aussi ressentir l’amour par exemple, ou la peur… Leurs émotions seront « visibles » dans leur aura. 

Alors qu’en est-il des animaux que nous consommons ?
Et comment sont-ils traités ? Voici donc des extraits  d’un article sur « Petafrance.com » …

Au sujet des vaches laitières :

« Les petites exploitations familiales ont été en grande partie supplantées par de véritables usines où les vaches, parquées dans d’énormes hangars, sont traitées comme de simples machines à lait.
Les vaches produisent du lait pour la même raison que les femmes : pour nourrir leur petit, avec qui elles ont un lien très fort. Mais un à trois jours après sa naissance, celui-ci leur est arraché, ce qui les plonge dans un profond désarroi. Trois mois plus tard, alors qu’elles sont encore en lactation, elles sont à nouveau inséminées et devront bientôt revivre ce scénario traumatisant.
Alimentées à base de concentrés protéinés pour augmenter la production, 25 % des vaches développent un excès d’acide urique et deviennent boiteuses.
Un tiers souffre de mastites (inflammations des mamelles) dues à la surproduction de lait.
Rapidement épuisées par un tel traitement, les vaches laitières sont tuées vers l’âge de cinq ans, alors qu’elles pourraient atteindre une vingtaine d’années. Elles sont souvent pleines quand elles sont abattues. La viande obtenue est transformée en steaks hachés. »

Il va sans dire que la vie de ces animaux est loin d’être idyllique et respectée. Manger ou ne pas manger de la viande, là ne se pose plus la question. Mais le stress généré par ces animaux a un impact sur la qualité de la viande, d’un point de vue physiologique et énergétique.

Nous savons que nous sommes tous vibrations énergétiques. Ainsi que les animaux aussi. Il serait alors logique de dire que lorsque nous consommons de la viande, quelque soit l’animal  (vache, porc, poulet, ou autre), lorsque celui-ci a généré du stress d’anxiété, de la peur, de la maltraitance, toute sa durée de vie, nous avalons donc aussi toutes ses énergies négatives…

Voici la destinée des petits veaux :
« En France, deux millions de veaux sont élevés dans des boxes de contention individuels.
Privés de leur mère, de contacts avec leurs congénères, de paille sur laquelle se coucher, d’herbe à manger et même du moindre exercice, les veaux sont tellement à l’étroit qu’ils ne peuvent plus se retourner dès qu’ils atteignent deux semaines.

Ces boxes seront interdits en Europe à partir de 2007, mais les conditions d’élevage des veaux resteront insupportables.
Anémiés par une alimentation déficiente en fer (pour conserver leur chair bien blanche) et en fibres alimentaires, ils souffrent de diarrhées et de pneumonies et sont maintenus en vie au moyen de tranquillisants et d’antibiotiques.
Au bout de cinq ou six mois sans mouvement et sans lumière, ils voient le jour pour la première fois en partant à l’abattoir »

Et les poules, et poussins ?
« En France, plus de 50 millions de poules pondeuses sont élevées en batteries, dans des cages si étroites (l’équivalent d’une page A4) qu’elles ne peuvent même pas étendre leurs ailes.
Quant aux 750 millions de poulets de chair abattus chaque année en France, ils passent leur triste existence dans des hangars insalubres et sans fenêtres où ils développent ulcères et brûlures aux pattes. Ils disposent d’encore moins d’espace que les poules en batterie. Environ 35 millions meurent en cours d’élevage.
Le stress étant générateur d’agressivité, les éleveurs tranchent le bec des poussins quelques heures seulement après leur éclosion à l’aide d’une lame chauffée à blanc pour éviter le picage.
Le débecquage est une pratique si douloureuse que de nombreux poussins meurent immédiatement de crise cardiaque ou se laissent mourir de faim par la suite plutôt que de picorer.
Les manipulations génétiques permettent d’obtenir une croissance foudroyante, mais certains organes ne se développent pas aussi vite que le reste, ce qui provoque des problèmes cardiaques et pulmonaires. Incapables de supporter un corps aussi disproportionné, les os des pattes se brisent et se déforment. Au moment de partir pour l’abattoir, beaucoup de poules sont de véritables infirmes »

Ce que l’on ne nous dit pas …
« 50 % de poussins mâles issus des variétés de pondeuses, qui ne pondront bien sûr pas d’œufs ne grossiront jamais assez pour être rentables. Dans le meilleur des cas, ils sont gazés, mais comme ce procédé revient trop cher, ils sont souvent broyés vivants. Dans les petites exploitations, ils sont jetés dans des sacs où ils meurent asphyxies ou écrasés par un bulldozer. »

Et que dire des cochons ?
« Les dents des porcelets sont sectionnées à la pince dans les élevages industriels. Coupées au niveau de la pulpe, elles éclatent jusqu’à la racine, ce qui provoque des infections à répétition qui sont une source de souffrance permanente.
Viennent ensuite coupe de la queue et castration, toujours sans anesthésie. La castration nécessite une incision profonde car les testicules ne sont pas apparents. Très douloureuse, cette opération a été interdite au Royaume-Uni, par exemple. Mais elle est toujours pratiquée en France.
Quant aux truies, beaucoup sont enfermées pendant la gestation dans des stalles où elles ne peuvent pas bouger. Leur détresse et leur souffrance y sont intenses. Certaines perdent connaissance en tentant de s’enfuir.
L’accouchement se fait dans des cages plus petites encore, pour empêcher les truies d’écraser les porcelets en se couchant. Séparés de leur mère par une grille de métal même pendant l’allaitement, les petits leur sont définitivement arrachés au bout de trois ou quatre semaines. »

« Quant aux transports : Chaque année, la France exporte ou importe six millions d’animaux vivants qui sont transportés dans des conditions effroyables. Ils voyagent à travers l’Europe 40 à 50 heures d’affilée sans eau et sans nourriture, dans une odeur d’urine et d’excréments épouvantable. Certains sont écorchés ou ont les pattes cassées. D’autres meurent de suffocation ou de crise cardiaque » 

Je vous épargnerai les photos de ces articles car mon idée n’est pas  de prétendre au scandale appuyé d’images bien choquantes, que vous avez déjà, très certainement vues, dans les médias…..

Il va sans dire que, dans ces conditions,  l’homme ne respecte pas la Vie. Car la vie représente tout ce qui est vivant, y compris le règne animal et végétal.
Cependant, pour survivre, nous sommes obligés de consommer l’énergie vitale de tous les Etres, sans oublier les plantes qui, faisant partie du Règne Végétal, ont également une âme, de l’énergie …

On peut alors s’interroger sur le végétarisme et la spiritualité. Est-on meilleur, et plus proche de notre conscience, si nous ne mangeons que des plantes ? Je ne le crois pas.

Par contre, le fait de consommer des mauvaises énergies, provenant du stress et de la maltraitance de l’animal, peut nous faire réfléchir sur cette question.
C’est cela qui m’a poussé à être aujourd’hui, végétarienne. Ma « spiritualité » commence par le respect de toute forme de Vie. Or, en consommant un morceau de jambon, j’avais cette sensation de contribuer à cette maltraitance, » j’entendais » le pauvre cochon hurler dans mon assiette…
Tout a commencé  avec la viande de porc, qui me répugnait, alors que j’en avais consommé pendant quarante ans… Je regardais la côte de l’animal dans ma poêle, en train de griller, et je « voyais » l’animal ayant tant souffert, parfois de longues années pour arriver à nourrir mes papilles de Cromagnone en jean’s…
L’odeur qui montait de mes fourneaux, et qui, jadis, m’alléchait les babines, me donnait des hauts de cœur.  Et j’ai commencé à ne plus avoir envie de consommer ni du porc ni de la vache…
Les autres animaux ont suivi ce début d’éviction, tout aussi naturellement.
Je ne voyais plus dans mon assiette, un animal tué pour ma survie alimentaire, ayant été abattu dans les règles de l’Art, après une longue vie passée à brouter l’herbe fraiche et verdoyante des Montagnes…. Je voyais toute l’horreur de l’humain, qui au plus haut de l’échelle de la pyramide de la distribution alimentaire, se frottait les mains en s’envoyant en l’air, les poches pleines de dollars… Je voyais les années de souffrance de cet ‘animal à qui on n’avait pas permis de vivre heureux, mais tout simplement en martyre dans le seul et unique but de finir grillé dans mon assiette, pour mon plus grand plaisir seulement…
Je me suis alors demandé QUI était le plus « animal » de nous deux : celui qui était grillé dans mon assiette, ou moi, qui consciente de tant de souffrance, préférais fermer les yeux, boucher mes oreilles, et ne ressentir que les frémissements de mes papilles égoïstes ?
Certains animaux ont un niveau de conscience sujet à être marqué par la charge émotionnelle de la souffrance. Ils ont tous une charge émotionnelle !
J’ai seulement pris conscience que je « consommais », puis « digérais » toutes ces émotions, cette souffrance gratuite, et que mon corps utilisait ces mauvaises énergies nées de sentiments comme la peur, le stress, peut-être la colère aussi, pour fabriquer lui-même sa propre énergie… que pouvait-il en ressortir de bon pour moi ? Fabriquer de bonnes énergies à partir de la consommation de mauvaises ?
Certainement que ma propre conscience a refusé tout simplement de continuer d’être participante à de telles pratiques ignobles, à être la fin du chainon alimentaire dans de telles conditions d’irrespect de la Vie.

Un petit tour scientifiquement expliqué
Du temps de la chasse et de la cueillette, l’animal était respecté. Cela faisait parti du cercle, de la chaîne alimentaire, naturelle. Bien entendu, l’animal stressait au moment où il était poursuivi par les chasseurs aux lances, et plus tard, par le fusil…. Mais cela était naturel, et le stress généré sur un seul moment ne détériore pas la qualité de la viande. Il s’agit d’une forte production d’adrénaline, permettant une importante sécrétion de sucre, par le foie, déversée dans les muscles, uniquement dans le but de donner au « fuyeur »  la force musculaire  pour détaler devant le danger. Et ce stress est très rapidement consommé au moment de la course.
Le stress généré par la souffrance, à long terme, n’a pas le même effet sur l’animal (sur l’homme non plus!). Sans rentrer dans un cours de biochimie, il s’agit de la même production d’adrénaline, agissant de la même manière que « devant un danger » sauf que dans ce cas, l’animal ne détalant pas, ce stress ne s’élimine pas. Au contraire, il « s’emmagasine » entrainant de lourdes conséquences physiologiques et énergétiques. Et c’est cela que nous consommons.
Notre digestion permet de scinder les molécules (les cellules animales/végétales) et de les transformer en énergie, par des voies biochimiques très complexes. Nous utilisons les molécules des autres êtres pour la fabrication des nôtres.

Le végétarisme aujourd’hui
Dans notre société d’abondance, il est possible de retirer la viande du régime alimentaire sans subir de carence et c’est ainsi, qu’après des interrogations (subissant l’influence de ma formation médicale), de longues réflexions qui ont abouti à une ouverture d’esprit et de conscience, et après des évictions alimentaires successives, je ne consomme aujourd’hui plus de viande du tout.
Le calcium peut se trouver dans le lait de soja et d’amande, dans les amandes aussi. Les protéines se trouvent dans des céréales, telles que le boulghour, ou le quinoa. Le quinoa contient tous les acides aminés essentiels, y compris la lysine, cet acide aminé « incriminé » de cruellement absent dans les régimes végétariens (les légumineuses comme le soja n’en ont pas). 
Le quinoa possède un taux de protéines bien plus élevé que celui du steak de vache.
Je ne suis ni en carence de fer, ni autre. Et pourtant, du temps où je consommais de la viande rouge, je l’étais…!

Loin de moi, l’idée de vous convaincre de devenir végétarien, ou végétalien. Chacun est libre de ressentir, de faire ses choix et selon moi, le végétarisme n’a de commun avec la spiritualité que le respect de la Vie.
Ce qui n’est pas le cas, aujourd’hui…
Le respect de l’animal n’est plus au rendez vous…. Alors, moi non plus, je ne suis plus au rendez-vous de la souffrance animale…
C’est ce que j’appelle « ma » spiritualité : je suis végétarienne par respect et amour de la Vie.

Nadine Jane S.

cheval liberté

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3 commentaires pour Végétarisme et Spiritualité

  1. Végétarienne depuis trente ans, je partage entièrement vos convictions, tout en respectant les choix des autres mais ingérer la peur et la souffrance de ces êtres vivants et sensibles est si absurde, surtout que, comme vous le dites, nous trouvons tout ce dont l’organisme a besoin dans les végétaux, légumineux et céréales et sans aucun poison, en plus

  2. kouamo wilfred dit :

    bonjour j’ai lu votre texte et sa ma plus,j’ai toujours l’idée d’être végétarien mais j’ai besoin des cinseils pour me nourir s’il vous plaît aidez moi.je suis au Cameroun merci

    • Fanny dit :

      J’ai bien aimé votre article, je suis végétalienne et je n’avais pas encore vraiment vu les choses sous cet angle. Moi aussi je suis devenue végétalienne pour la souffrance que l’élevage industrielle inflige aux animaux et sans vouloir faire de mon cas une généralité, j’ai observé beaucoup de changement depuis que j’ai arrêté de consommer les produits animaux.
      Pour l’instant j’envisage de suivre une formation en ligne en nutrition végétale pour avoir plus de connaissance sur le sujet.

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