Amour, Sexualité et Spiritualité

anges terrestresMettre la sexualité au service de
la nature supérieure

Par Omraam Mikhaël Aïvanhov

 » Si vous parlez d’une conception spirituelle de l’amour à des gens sensuels ou primitifs, ils vous diront : « Mais si nous ne pouvons plus satisfaire nos besoins sexuels, nous mourons : c’est ça qui nous fait vivre !  » Oui, bien sûr, cela fait vivre les racines, mais les fleurs meurent en haut. Donc, tout dépend de la personne et de son degré d’évolution.

Je vous ai tellement parlé sur l’amour, je vous l’ai présente sous tellement d’aspect différent que vous ne pouvez pas en avoir une idée d’après ce seul passage d’une conférence. Avec ces quelques mots, vous ne serrez pas plus renseignés qu’avant, il faut trouver les autres conférences pour avoir une idée claire sur l’amour, car chacune révèle un point particulier.

Purchase this image at http://www.stocksy.com:/110797Les humains sont faits pour évoluer dans tous les domaines, alors pourquoi n’évolueraient-ils pas aussi dans le domaine de l’amour ? Et ce degré supérieur, cette évolution, consiste à sublimer l’énergie sexuelle, à la diriger vers le sommet, vers la tête, pour nourrir le cerveau et le rendre capable des plus extraordinaires créations. Tant que les hommes ne connaîtront pas les moyens d’utiliser cette énergie sexuelle pour des travaux gigantesques, ils vont la gaspiller et c’est pourquoi ils s’appauvrissent, ils s’abrutissent. Tout le monde sait que la force sexuelle suit une certaine direction. Mais qu’on peut l’orienter dans une autre direction, et que l’Intelligence cosmique justement a placé dans l’homme tout un système de canalisations et d’appareils pour diriger cette énergie vers le haut, ça on ne le sait pas. Ces canalisations et ces appareils sont là, ils attendent, mais on ne leur donne rien pour les déclencher et les faire fonctionner.

Quand ils parlent de la force sexuelle, tous disent que c’est une tension terrible dont ils ont besoin de se libérer. Et ça y est, ils se libèrent, ils se consolent, sans savoir qu’ils perdent quelque chose de très précieux, une quintessence qui est stupidement brûlée dans le plaisir seulement. Je dis : supposons que vous  êtes un bâtiment de 150 étages, il faut cette tension justement afin de monter l’eau jusqu’au sommet de la maison, pour que les habitants en haut puissent puiser de l’eau, boire, arroser leurs plantes. Si vous supprimez la tension, l’eau ne montera pas jusqu’en haut. Regardez combien ils sont ignorants, les humains ! Pour se dégager de cette tension, ils s’avachissent.

Cette tension il faut l’utiliser, car sans elle jamais l’énergie ne pourra atteindre le sommet : au lieu de s’éveiller pour des travaux gigantesques, toutes les cellules qui seront engourdies, appauvries, chloroformées, ne pourront assurer que le fonctionnement du côté inférieur. S’il n’apprend pas à se dominer, à se maîtriser, l’homme supprime toutes ses possibilités de devenir fort, puissant, intelligent. Pourquoi faire des efforts ? La pilule est là! Sans la pilule on était quand même obligé de réfléchir, de se maîtriser… Maintenant qu’ils n’ont plus d’efforts à faire, les humains vont s’affaiblir dans tous les domaines : parce que le plaisir dévore tout, et quelques années après on les verra incapables de quoi qui ce soit ; tout sera mangé, brûlé, gâché.

Comment faire comprendre aux hommes et aux femmes que, dans le plan de Dieu, cette énergie devait être utilisée pour des créations sublimes ? Pas moyen, ils veulent le plaisir, ce qui est facile, là où il n’y a aucun effort à faire. Mais ce plaisir, ils le paient très cher. Tandis que grâce aux efforts qu’on fait pour se dominer, non seulement on s’enrichit mais on ressent un plaisir extraordinaire. Non, en réalité, ce n’est pas le mot  » plaisir  » qui convient ici, car il est toujours lié aux manifestations instinctives inférieures ; les mots  » joie « ,  » ravissement « ,  » extase  » sont préférables. Le plaisir n’est pas quelque chose de tellement glorieux, et même on en a honte souvent, alors que la joie, le ravissement, l’extase, on ne peut les obtenir qu’en déclenchant le côté divin en soi.

omaLa jeunesse ne se rend pas compte qu’il existe des expériences plus enrichissantes que celles où elle s’aventure, et qu’en quelques années, elle perdra sa fraîcheur, son charme, sa beauté, sa lumière. Il faut dire aux jeunes :  » Vous voulez expérimenter l’amour physique ? C’est entendu, mais au bout de quelques temps, vous oublierez toutes les sensations de plaisir que vous avez vécues, et il ne restera que la ruine, le regret, l’assombrissement « . Mais qui va le leur dire ? Même les adultes se laissent aller à cette dégringolade, sans savoir ce que ça va donner. Il faut au moins essayer de faire un effort de maîtrise de soi ; même si on n’obtient pas tout de suite des résultats, on les obtiendra plus tard, et alors on sera fier d’avoir su vaincre et on se sentira plus fort.

Il y a une intelligence supérieure qui préside aux phénomènes liés à la sexualité, mais pour comprendre, tout dépend du degré évolution auquel on se trouve. Tout est beau et sensé à condition de choisir les méthodes et l’attitude les meilleures pour n’avoir rien à se reprocher. Tandis qu’il y a beaucoup de comportements dans ce domaine dont ensuite les gens eux-mêmes ne sont pas tellement fiers, parce qu’ils se sentent qu’ils sont conduits un peu comme des animaux. Ils y sont poussés parce qu’ils sont faibles, mais ils se rendent compte que ce n’était pas tellement esthétique. Si vous m’écoutez, si vous commencez à vous exercer, vous découvrirez que toute la beauté, toute la splendeur est dans cet amour limpide, lumineux pour toutes les créatures. Jour et nuit vous êtes dilatés, comblés, et cet amour ne dure pas deux ou trois minutes : pendant l’éternité vous continuerez à aimer.

Dans l’amour ordinaire, bien sûr on aime, mais très vite après, c’est la haine, la vengeance. Au début, c’est l’or, mais cet or se transforme très vite en plomb, en cendre. Et toutes les déceptions sont là, les amertumes, les contradictions. Le disciple de la Fraternité Blanche Universelle doit comprendre qu’il est avantageux pour lui d’étudier des degrés supérieurs de l’amour. Parce que c’est la qu’il trouve la liberté et dans cette liberté, il n’a plus besoin d’attendre quoi que ce soit après des autres, c’est lui qui leur donne sans cesse. C’est le besoin qui rend les gens dépendants et malheureux, et tant que les humains auront besoin de faire des échanges très bas dans le plan physique, dans la personnalité, ils perdront leur liberté et ils souffriront. Bien sûr, il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir maîtriser la force sexuelle pour connaître l’amour supérieur. C’est pourquoi, avant de se lancer dans une pareille aventure il faut bien réfléchir, et surtout bien se connaître : si vous sentez que vous avez encore trop besoin de plaisirs physiques, il est préférable pour vous de ne pas brusquement vous abstenir, sinon ce sera pire. Mais si vous étés déjà évolué et que vous sentiez le besoin de vivre quelque chose de plus subtil, de plus spirituel, de comprendre la splendeur du monde divin et d’aider les humains par votre amour, vous pouvez choisir ce chemin. Mais il n’est pas pour tout le monde, et je ne le conseille pas à tout le monde. Parce que je sais très bien toutes les anomalies qui risquent de se produire. Et dans les couples, par exemple, que va-t-il arriver si l’un des deux décide de vivre un amour plus spirituel, tandis que l’autre ne peut pas se passer de plaisirs physiques, en fait, une tragédie ?…Bien sûr, ce sera moi le coupable.

Je vous donnerai une image. Vous avez ici deux bouteilles. Imaginez que l’une représente une fille et l’autre un garçon. Comme chacun puise chez l’autre, très vite, les deux bouteilles sont vides. C’est ce qui se passe dans l’ancienne conception de l’amour : on boit à une bouteille qui est limitée et quand elle est vide, on la jette. Tandis que dans le nouvel enseignement, les  » bouteilles  » sont branchées à la source de l’amour divin, et on peut boire, boire, sans jamais les épuiser ; elles sont toujours pleines, parce qu’elles sont alimentées par l’eau de la source.

Cela signifie que si, au lieu d’aimer seulement la personnalité d’un homme ou d’une femme, son corps physique, vous aimez son esprit, son âme, vous vous branchez à quelque chose de vivant qui est déjà lié à la Source, au Seigneur. Et votre amour durera toujours : même quand vous serez vieux, ratatines et rides comme de vielles pommes, vous continuerez à vous aimer, parce que ce n’était pas la chair que vous aimiez, mais cet être-la qui est un reflet de la Divinité. Dans l’enseignement de la Fraternité Blanche Universelle, on apprend aux hommes et aux femmes comment s’aimer : à travers la femme l’homme cherche la Mère Divine et il s’élève jusqu’à elle pour recevoir des énergies, la lumière et la joie ; et à travers l’homme, la femme élève jusqu’au Père Céleste. Jamais leur amour ne finira. Tandis que si les hommes et les femmes se contentent de se chercher dans le plan physique, qu’ils ne soient pas étonnés de découvrir très vite qu’ils ne s’aiment plus. C’est normal, pourquoi doit-on s’aimer quand il n’y a plus rien au-dedans à aimer ? Et justement, quand ils s’aiment l’un pour l’autre, il arrive un jour où ils sentent le vide ; mais quand ils s’aiment pour une idée, un idéal auquel tous les deux collaborent et travaillent, c’est la plénitude, ils ne peuvent jamais se séparer. Voila ce qu’il faut expliquer à la jeunesse.

Combien de jeunes viennent auprès de moi pour me parler de la fille ou du garçon qu’ils indexaiment ! Alors je pose la question a un garçon :  » Qu’es-ce que vous aimez chez cette fille-là ? – Oh son visage, ses jambes, sa poitrine, ses yeux – Alors croyez-moi, dans ce cas, votre amour ne durera pas longtemps. – Mais comment ? Pourquoi ? – Parce que vous ne vous étés pas préoccupé de connaître la mentalité de cette fille, ses aspirations, ses goûts, ses idées ; vous n’aimez que le cote extérieur. Dans très peu de temps vous serez rassasié de tout ce que vous trouvez joli et charmant et quand vous découvrirez en elle quelques défauts, vous ne verrez plus sa beauté et vous voudrez la quitter. « 

A un autre je pose la même question :  » Qu’es-ce que vous aimez chez cette fille ?  » – Sa façon de penser, ses goûts spirituels – C’est magnifique ! Et physiquement, comment la trouvez-vous ? – Physiquement elle ne me dit pas grand chose. – Eh bien, ne vous inquiétez pas : quand on aime chez un être sa façon de penser, de sentir, d’agir, quand on aime son âme, son esprit, on s’attache tellement a lui, on l’aime tellement que même physiquement il finit par avoir une entente  » J’ai vu certaines personne qui, physiquement, éprouvaient tout d’abord de la répulsion l’une pour l’autre, mais peu à peu, parce qu’il avait entre elles une entente intellectuelle, spirituelle, finissaient par s’aimer aussi physiquement.

Voilà pourquoi je dis à la jeunesse : avant de vous marier, tâchez de voir si vous avez des affinités dans le plan des idées et dans le plan des sentiments. Le plan physique ne doit venir qu’à la troisième place. Si vous vous mariez seulement à cause d’une attraction physique, quand les autres manifestations apparaîtront, vous allez discuter, vous bagarrer et vous donner du coups. Malheureusement, c’est ainsi que finissent les mariages de milliers et de milliers de personnes, parce qu’elles étaient trop bêtes ou qu’elles n’ont pas été bien conseillées. D’ailleurs, même les parents souvent ne savent pas donner de bons conseils ; au lieu de les éclairer, ils disent à leur fille ou a leur garçon :  » Débrouille-toi, voyons, débrouille-toi. » Évidemment, je sais bien que, même si on leur donne des conseils, les jeunes n’écoutent pas ; mais au moins, un jour, après la défaite, après la catastrophe, ils se souviennent qu’on leur a donné ses conseils. Il ne faut pas tellement s’imaginer que les explications et les conseils sont efficaces, j’en sais quelques chose ! C’est après, quand ils se sont cassés la tête, qu’ils se souviennent des explications et commencent à réfléchir

Ah ! que des choses à élucider, à éclaircir ! Mais pour résumer, je conseille aux frères et aux sœurs de la Fraternité de ne pas engager leur vie avec des filles et des garçons, des hommes et des femmes, qui n’ont pas d’idéal spirituel, parce que leur amour ne durera pas longtemps, ou bien, pour qu’il dure, ils seront obligés de se conformer aux désirs, aux caprices de leur partenaire, et donc de sacrifier le céleste pour le terrestre. Il y en a beaucoup qui l’ont déjà fait, même dans la Fraternité : ils se sont amourachés de gens qui n’avaient aucun idéal, ils ont sacrifié tout ce que la Fraternité pouvait donner à leur âme pour préparer leur avenir, et maintenant ils souffrent, ils regrettent, mais il est trop tard pour revenir en arrière…

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Transmis par Nadine Jane S.

 

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